FCPE Paris,
le 13 juin 2006
Education nationale : on ferme !!!
8 700 postes
supprimés dans l’Education nationale ! Le gouvernement poursuit et
amplifie sa politique de démolition de l’Ecole publique. La situation dans
l’Education nationale s’annonce déjà extrêmement tendue à la rentrée prochaine.
Où va-t-on
« prendre » ces postes ? Dans les maternelles où la
scolarisation est déjà en régression ? Dans les écoles et collèges ruraux
où déjà des classes peu chargées ont été fermées ? Dans les lycées
professionnels et technologiques où toutes les filières « non
rentables » ont été supprimées ? Dans les lycées généraux où l’on a
déjà renoncé aux options considérées comme superflues ? Dans les
établissements où les effectifs par classe sont déjà trop lourds ?
Va-t-on supprimer
des postes de surveillants, d’assistants sociaux, de conseillers principaux
d’éducation, d’infirmières, de médecins scolaires, dont chacun sait qu’ils sont
en nombre largement insuffisant ?
Les parents sont
légitimement inquiets et scandalisés. Devront-ils avoir recours au CNED ou aux
entreprises privées de soutien scolaire ? Est-ce cela que veut le
gouvernement, qui considère l’éducation comme une charge ?
Pour les parents,
l’éducation est un investissement pour l’avenir de la Nation.
Est-ce ainsi que
l’on va lutter contre l’illettrisme et l’échec scolaire, réaliser enfin
l’égalité des chances, scolariser les enfants handicapés, augmenter le nombre
de jeunes accédant à l’université ? Autant d’engagements du gouvernement
qui ne seront pas tenus.
Face à ces
suppressions, la prétendue manne des 1 000 postes « ambition
réussite » pour les collèges les plus en difficulté apparaît bien pour ce
qu’elle est réellement : un leurre.
Encore un effort,
monsieur le Premier ministre, et l’Education nationale sera privatisable !
Contact presse : Laurence
Guillermou, tel 01 43 57 16 16