FCPE 56
LA PREVENTION PRISE EN OTAGE
LA REPRESSION A TOUS LES
ETAGES
REFUSONS CE PROJET DE LOI
’’PREVENTION DE LA DELINQUANCE’’
Le projet de loi relatif à la prévention de la délinquance est actuellement
soumis à l'examen du parlement. Annoncé depuis 3 ans, il n'a pourtant fait
l'objet d'aucune réelle
concertation préalable, alors même que de sérieuses réserves ou oppositions se sont exprimées, particulièrement de la part des professionnels
intervenant dans les champs qu'il concerne. Par l'étendue même de son champ d'application et la
nature des dispositions qu'il contient, ce projet de loi dessine un projet de
société que nous rejetons.
Ce texte est en effet mû par un esprit de suspicion à l'encontre de larges catégories de populations. Au lieu d'être considérés comme personnes devant être accompagnées, protégées ou soignées, les
familles fragilisées, les
mineurs, les malades mentaux sont désignés comme présumés délinquants et
source de danger pour la société. Les préoccupations d'ordre public prennent
le pas sur les politiques de la famille, de l'éducation ou de la santé.
Dans le droit fil de cette inspiration, ce texte remet en
cause le secret professionnel des travailleurs sociaux et des professionnels du
champ de la santé, au risque pour les personnes en
demande d'aide d'être stigmatisées, harcelées, fichées. Ce faisant, le texte instaure la
confusion des rôles et des statuts. Le maire
se trouverait à la fois investi de pouvoirs
dans le champ de l'action sanitaire et sociale qui ressort de la compétence des conseils généraux et d'un rôle de quasi-éducateur ou de quasi-procureur
de la République.
Or, ce cumul de pouvoirs confiés à un élu local, particulièrement aux prises avec l'environnement
immédiat, constituerait un danger pour
les libertés individuelles.
Les administrés seraient exposés au risque d’injonctions multiples et confuses de
la part des différentes institutions.
Finalement, bien plus que de traiter de la prévention de la
délinquance, la plus
grande partie du texte propose d'aggraver la répression pénale, alors
qu'il faudrait au contraire renforcer les mesures préventives dans les domaines
de l’éducation, de l’action sociale, de la santé.
Les signataires s’opposent à ce projet de loi qui porte
gravement atteinte aux libertés et en demandent le retrait.
Premiers signataires :COLLECTIF NATIONAL UNITAIRE :
CGT
(Santé-action sociale,services publics,Ferc,pjj,ugict,ufas,ugff, police,
transport, comité national des privés d’emploi) , Ligue des droits de l’homme,
SOLIDAIRES, SUD Santé-Sociaux, SUD Collectivités-Territoriales, SUD éducation,
FSU ( SNPES-PJJ, SNEPAP,EPA, SNUAS-FP, SNU-Clias, SNES, SNUIPP) , Syndicat
National des Médecins de PMI, Syndicat de la Magistrature, Syndicat des Avocats
de France, Union Syndicale de la Psychiatrie, Syndicat National des
Psychologues, CNT santé-social, A.C.!, Collectif des Etudiants en Travail
Social)
CONFEDERATION SYNDICALE DES FAMILLES ANAS
AFPEP-SNPP
CEMEA CPO IUEERPP
FCPE FNASAT-gens du voyage Association Française des Magistrats de la
Jeunesse et de la Famille Syndicat de la Médecine Générale CNAEMO ANAPSYpe Association des Médecins Urgentistes Français Fédération des Familles monoparentales Fédération Nationale des Associations de
l’Aide Familiale et Populaire/CSF ACEPP CNAFAL