Des conséquences parmi d’autres

 

Conséquences multiples de ces choix budgétaires

-         Importante baisse de la scolarisation des 2/3 ans.

-         De moins en moins de remplacements dans le premier et le second degré.

-         Réduction des options dans les collèges et lycées.

-         Réduction des filières dans la voie professionnelle ;

-         Classe de plus en plus chargées, suppressions de dédoublements.

-         Eviction des élèves en difficultés avec le retour de l’apprentissage à 14 ans.

Et les élèves ? et leur intérêt ?

 

Redéploiement … tiroirs vides …

-          Les 1 000 postes attribués aux 250 collèges « ambition réussite » ont été dégagés par la suppression d’une demi-heure d’enseignement à tous les élèves de 5ème et 4ème.

-          Les Programmes personnalisés réussite éducative (PPRE), mesure phare de Fillon, destinés aux élèves en difficultés, ne pourront pas être généralisés d’après le ministère . C’est bien la preuve que les moyens constants ont leur limites !

-          La suppression des TPE en terminale devait permettre le dédoublement des classes de langues vivantes. Où sont les dédoublements ? Que sont devenus les moyens dégagés ?

 

Supérieur / Recherche : l’engagement non tenu

Budget 2007 : 1500 emplois dans les universités et la recherche au lieu des 3 000 promis par le Président de la République. La France dépense moins par étudiant que la moyenne des pays de l’OCDE.

 

On récupère … on supprime …

Sans le moindre débat, on remet en cause dans le second degré les « décharges de service », c’est-à-dire des compensations horaires pour des tâches supplémentaires ou spécifiques réalisées par des enseignants.

En quoi ce surcroît de travail pour les enseignants profitera-t-il aux élèves ?

 

On fait payer les familles

Faute de moyens indispensables, ce sont les familles et les jeunes que l’on sollicite : l’Etat de défausse d’une partie de plus en plus grande de ses responsabilités en matière de financement, en augmentant par exemple chaque année les frais d’inscriptions en université.

Personnels, parents, jeunes, nous sommes tous concernés.

Ne laissons pas se dégrader le service public d’éducation !

Dans les écoles, les collèges et les lycées établissons le bilan de la rentrée et agissons pour nos revendications.

 

 

Mobilisons-nous

 mercredi 6 septembre

Rassemblements à Vannes

-         15 h à l’Inspection Académique – une motion sera déposée.

-         16 h à la Mairie avec une audience auprès du ministre F. Goulard.

 

FSU s SDEN-CGT s SGEN-CFDT s UNSA Education s FO s SUD Education s FCPE

Service public

d’Education menacé

La réussite scolaire
et universitaire pour
tous les jeunes s’éloigne
 

FSU s SDEN-CGT s SGEN-CFDT

UNSA Education s SUD Education

FO s FCPE

 

Le ministre tente de justifier les suppressions d’emploi par la diminution du nombre de jeunes scolarisés. Les données chiffrées ci-dessous démontrent que l’argument ne tient pas. Il s’agit bien d’une volonté politique de réduire l’emploi public et d’affaiblir le service public d’éducation en ne lui permettant pas de répondre aux besoins de la jeunesse et du pays.

 

Dans le premier degré

en 2003 ……..… +23 800 élèves à+863 emplois

en 2004 ……..… +34 800 élèves à+1131 emplois

en 2005 ……..… +40 800 élèves à+757 emplois

rentrée 2006 … +39 100 élèves à+750 emplois

rentrée 2007 … +46 400 élèves à+600 emplois

De 2003 à 2007, 4100 enseignants de plus pour 184 900 élèves de plus, soit en moyenne 1 création pour 45 élèves supplémentaires !

 

Les postes aux concours

En 2006, tous corps confondus, c’est une baisse de 33 % des recrutements du second degré, soit 12 000 postes pour 18 000 départs en retraite !

Avec 50 % de postes en moins aux concours, les conseillers principaux d’éducation, les conseillers d’orientation –psychologues et les enseignants d’EPS sont les plus touchés.

 

 

Chômage, précarité
et privatisation

Des emplois supprimés, cela signifie des milliers de personnels non titulaires au chômage.

Moins de postes aux concours de recrutement, cela contribue à assombrir l’avenir de nombreux étudiants qui se préparent aux concours de l’enseignement.

Toujours plus de précarité avec des recrutements de vacataires, de contractuels ou d’emplois « aidés » (EVS) à durée de plus en plus courte.

Des recrutements en CDI, sous statut de droit privé, au lieu de titularisation dans la fonction publique.

 

Encadrement éducatif

En 3 ans, 30 000 postes de surveillants, d’aides éducateurs, et d’assistants d’éducation ont été supprimés.

Dans le second degré

en 2003 ……..… -15 000 élèves à-5 600 emplois

en 2004 ……..… -31 000 élèves à-1 500 emplois

en 2005 ……..… -44 700 élèves à-3 410 emplois

rentrée 2006 … -40 000 élèves à-1 383 emplois

rentrée 2007 … -25 000 élèves à-8 700 emplois

De 2003 à 2007, 20 593 enseignants de moins pour 155 700 élèves en moins, soit en moyenne 1 suppression pour 8 élèves en moins !

 

Dans l’enseignement agricole public

en 2003 ……..… - 900 élèves à -48 emplois

en 2004 ……..… - 400 élèves à -43 emplois

en 2005 ……..… + 150 élèves à -25 emplois

rentrée 2006 …                    à -165 emplois

De 2003 à 2006 perte de 503 emplois (en prenant en compte les personnels Atoss et du supérieur)

 

Les personnels administratifs

Près de 2 000 postes d’administratifs ont été supprimés depuis 2004.

 

Pour réduire l’endettement de l’Etat, Villepin s’est engagé à supprimer 15 000 postes de fonctionnaires (7 400 en 2005 et 5 300 en 2004). L’éducation nationale est le ministère le plus touché avec 8 700 suppressions d’emploi.

Bien des mesures issues de la Loi Fillon sur l’éducation (2005) vont dans le même sens : renoncer à toute ambition pour le système éducatif, renforcer  la ségrégation sociale, réduire l’offre de formation, restructurer le système éducatif en remettant en cause son caractère national  et les statuts de ses personnels.