FCPE               « Notation, évaluation

Comment valoriser l’élève ? »

Dans son projet éducatif

La FCPE se prononce pour une évaluation positive, qui stimule la motivation de l’élève et favorise l’autoévaluation, en intégrant les notions de progrès et de compétences transversales.

L’amélioration des pratiques d’évaluation nécessite une définition claire des compétences à acquérir et des contenus d’enseignement correspondants, et leur connaissance par tous.

EVALUATION côté élèves :

L’évaluation doit permettre aux élèves de se situer individuellement par rapport aux acquisitions fondamentales exigées, de découvrir, d’améliorer, de valoriser leurs capacités. Elle doit les aider à mobiliser leurs énergies et à orienter leurs efforts pour combler leurs lacunes. Elle sert aussi à guider le jeune dans son projet personnel et son orientation

EVALUATION côté enseignant :

L’objectif  de l’évaluation est d’apporter une information sur les compétences de chaque élève, sur ses acquisitions scolaires, sur ses progrès, et de préciser ses difficultés.

EVALUATION côté parents :

C’est un moyen d’apprécier et de connaître leur enfant pour l’aider dans son travail et l’accompagner dans son orientation. Le livret scolaire est un outil d’information leur permettant de suivre la progression de leur enfant, d’établir un dialogue avec les enseignants.

 

En ne s’attachant qu’à des notes attribuées à des travaux ponctuels reflétant imparfaitement les compétences réelles de l’élève, l’évaluation pratiquée couramment se borne à classifier les élèves. De plus la multiplication des contrôles présente des effets pervers : stress des élèves, temps passé au détriment de la formation…


André Antibi (professeur à l’Université P.Sabatier de Toulouse et à SUP-AERO. Chercheur en sciences de l’Education) propose un système d'évaluation qui lutte contre l'échec scolaire et valorise l’élève. Bénéficiant du soutien de nombreuses organisations professionnelles du public comme du privé, il reçoit maintenant l'appui du ministre.

Comment lutter contre l'échec scolaire ? André Antibi et son Mouvement, le Mouvement contre la constante macabre, ne prétend pas posséder de solution miracle. Mais il ouvre une piste peu onéreuse, accessible et qui permet d'améliorer le niveau des élèves et de les mobiliser.
A. Antibi est parti d'un constat : la répartition des notes dans le système éducatif français est très différente des autres systèmes éducatifs. Elle suit exactement la même courbe de Gauss quels que soient les élèves, éliminant toujours une partie importante de ceux-ci. "En raison de conceptions ancrées sur le classement des individus, les pratiques d’évaluation apparaissent souvent comme un couperet destiné à sélectionner. Elles sont assujetties généralement à la règle des trois tiers : un tiers de « mauvais », un tiers de « moyens » et un tiers de « bons », y compris quand les objectifs ont été globalement atteints par la grande majorité des élèves. Ce phénomène, relaté sous le nom de « constante macabre »* se manifeste à des degrés divers aux différents étages du système éducatif". Ce système de notation "pourrit l'Ecole", démobilise une partie importante des élèves, crée de la rancune et de l'agressivité et finalement génère un taux constant d'échec scolaire.

Pour André Antibi, "une telle situation n’est pas fatale. Inverser la tendance est possible, rapidement, au bénéfice de toutes les parties prenantes. Cela suppose une prise de conscience de ce dysfonctionnement, et la volonté clairement affichée de l’éradiquer. Des solutions simples et efficaces existent, déjà expérimentées… En particulier, le contenu d’une épreuve d’examen ainsi que sa longueur doivent correspondre à un contrat clairement annoncé par l’enseignant, sans piège. Dans ces conditions, l’échec éventuel d’un élève ne serait plus ressenti comme une injustice".

Ce que recommande le MCLCM c'est "l'évaluation par contrat de confiance" (EPCC), une méthode où l'élève est informé du contenu de l'exercice et s'y prépare.

Environ 500 enseignants expérimentent déjà ce contrat avec près de 15 000 élèves. Des enseignants de maths et de français ont pu témoigner de son efficacité : globalement la moyenne remonte même si quelques élève restent en retrait.

Cela tient-il entièrement à l'EPCC ? On se rend compte en écoutant les collègues qu'en fait l'EPCC transforme la relation pédagogique. Les enseignants réfléchissent sur une base nouvelle à leur évaluation et la modifient en conséquence. Du coté des élèves, un nouveau rapport s'installe, l'envie de travailler revient. Philippe Joutard, qui participe au MCLCM, explique que "notre système a une vision négative de l'élève" et que l'EPCC permet officiellement de rompre avec elle. Elle alimente une dynamique positive.

Le MCLCM a déjà le soutien de nombreux syndicats d'enseignants (Sgen, Se-Unsa, Snuipp etc.), de syndicats de personnels de direction (Snpden, Synadec, Snceel etc.), d'inspection (Snia, Snpden), d'associations de parents d'élèves (Peep, Fcpe, Unapel etc.) et de mouvements pédagogiques (Crap, E&D, Cemea etc.). Il a été reçu au ministère le 7 décembre. La Desco a promis d'adresser un courrier aux recteurs et aux inspecteurs d'académie pour faire connaître son soutien à cette initiative. La méthode Antibi entrera dans le Plan de formation.

L'EPCC montre qu'on peut participer à la lutte contre l'échec scolaire sans peser sur le budget de l'éducation nationale. Pour André Antibi, "si on veut que ça change, il faut changer les mentalités". Le ministre enverra-t-il un signal plus explicite aux enseignants ? C'est ce que semble exiger l'accueil reçu par le MCLCM dans l'univers de l'Ecole.

http://mclcm.free.fr/

 

 

 

« La constante macabre,

ou comment a-t-on découragé des générations d’élèves ? » http://mclcm.free.fr/images/Couv_Constante_Macabre.pdf

 

 

André Antibi analyse finement et dénonce vigoureusement dans son livre « grand public » très clair, facile et agréable à lire.

Des solutions rapides à mettre en place, simples et motivantes, sont proposées. Elles sont en vigueur dans certains pays où, contrairement au  nôtre, les élèves sont encouragés et prennent confiance en eux.

Depuis sa parution en octobre 2003, ce livre suscite un intérêt médiatique sans précédent, et est soutenu par de très nombreuses personnalités de renom et  par d’importantes associations  de parents d’élèves et d’enseignants. Ces réactions encourageantes permettent d’espérer qu’ un changement salutaire pourra avoir lieu très prochainement à condition d’y croire et de rester mobilisés .