Livret parent d’élève

maternelle et élémentaire

 

 

 

 

 

 

Rentrée scolaire 2006 / 2007

 

FEDERATION DES CONSEILS DE PARENTS D'ELEVES DU MORBIHAN

Cité Allende, rue Colbert - 56100 LORIENT - 02.97.64.49.80.

fcpe-56@wanadoo.fr

 

L’Ecole primaire : maternelle et élémentaire

Primaire : maternelle et élémentaire. :

Le service public d'éducation est une institution au service du public : les jeunes et les parents. Tous les parents portent un intérêt primordial à la scolarité de leur enfant. Rien d'étonnant à ce qu'ils s'intéressent à ce qui justifie telle ou telle démarche pédagogique utilisée, qu’ils soient invités à analyser les progrès et les difficultés de leur enfant, qu’ils s’interrogent sur la part à prendre pour aider celui-ci à construire ses apprentissages.

 

Depuis 1947, la FCPE se bat pour que les parents soient reconnus comme des partenaires à part entière du système éducatif : tous ceux qui participent à l’école ont le droit à l’écoute au dialogue, à l’égale valeur des paroles des uns et des autres, le droit au désaccord et à la confrontation.
Ce dialogue nécessaire qui prépare et nourrit l’action partagée c’est ce que la FCPE appelle la coéducation.
L’école, avec les parents et les enseignants, doit aider chaque enfant à trouver la voie de sa propre réussite.

La FCPE est engagée dans cette démarche, dans l’intérêt des enfants et de l’école.
Etre partenaire, cela implique le partage des responsabilités, et une organisation collective de la représentation démocratique des parents.
La FCPE informe, soutient. Elle aide les parents à s’y retrouver dans le parcours scolaire de leur enfant, et leur permet, s’ils le souhaitent, d’être un interlocuteur compétent dans l’école.

L'école maternelle.

L'école maternelle :

L'école maternelle favorise l'épanouissement et le développement des capacités sensorielles, motrices, relationnelles et intellectuelles des enfants qu'elle accueille.
L'avenir scolaire de l'enfant se joue en grande partie dès la maternelle. C'est un lieu d'éveil complémentaire de celui du milieu familial.
C'est pourquoi il est important que les parents s'impliquent dans la vie de l'école dès la première année de maternelle.

Le fonctionnement de l'école maternelle.

Le fonctionnement de l'école maternelle. :

Les responsabilités sont partagées entre l’équipe pédagogique (classe, sécurité et hygiène pendant le temps scolaire, récréations, sorties scolaires) et la commune (infrastructures, fournitures, garderies, centre de loisirs, restauration).

 

Les décisions concernant la vie de l’école sont prises au sein de trois instances :
- Le Conseil d’école, où siègent les parents élus, les enseignants, le directeur ou la directrice de l’école, les représentants du maire... Il délibère sur les activités périscolaires, la restauration, la sécurité et l’hygiène et de tous les problèmes qui concernent la vie de l’école. Il adopte le règlement intérieur de l’école et le projet d’école. Il se réunit une fois par trimestre.
- Le Conseil des maîtres, composé de tous les enseignants de l’école. Il discute de l’organisation du service. Il se réunit une fois par trimestre.
- Le Conseil des maîtres de cycle est composé de tous les enseignants d’un cycle. Il élabore le projet du cycle, et fait le point sur la progression des enfants dans l’acquisition des diverses compétences définies pour ce cycle.
Chaque école doit élaborer un projet d’école qui concilie les besoins locaux et les objectifs des programmes nationaux. Il a pour thème, par exemple, l’ouverture de l’école sur l’environnement, le respect des rythmes de l’enfant. Il revient aux parents, en conseil d’école, d’apporter leur concours à la formulation des besoins des enfants.
L’équipe pédagogique est composée :
- des enseignants (Professeurs des écoles) : en principe, un par classe.
- des ATSEM ( agents territoriaux spécialisés des écoles maternelles),personnel communal le plus souvent féminin appelé « dames de service », affecté à l’école et mis à la disposition des enseignants pour les assister dans l’accueil, les soins à donner aux enfants et l’entretien des locaux et du matériel.
- du directeur de l’école : dans la plupart des écoles, il assure cette fonction en plus de sa fonction d’enseignant.
- les personnels des Réseaux d’aides aux élèves en difficulté (RASED)

L'accueil des enfants à deux ans.

L'accueil des enfants à deux ans. :

Les enfants qui ont atteint l’âge de 2 ans au jour de la rentrée scolaire peuvent être admis dans les écoles et classes maternelles dans la limite des places disponibles.

 

Attachée à l’école maternelle qu’elle considère comme le premier maillon du service public d’éducation, la FCPE revendique la scolarisation des enfants dès 2 ans pour les parents qui le souhaitent, priorité étant donnée aux zones d’éducation prioritaire.
L’accueil spécifique des enfants de 2 ans suppose souplesse et adaptation à leur âge, à leurs besoins, à leurs rythmes. Il exige un effort de création d’unités éducatives à effectifs réduits et encadrement renforcé, permettant une approche personnalisée de chaque enfant, des locaux, une architecture, un environnement et des horaires adaptés à leur âge.

Ecole élémentaire.

L'école élémentaire :

Comme à l’école maternelle, la FCPE encourage la participation des parents à l’école.

 

L’école élémentaire est le moment où l’enfant consolide ses apprentissages, où enseignants et parents, ensemble, doivent lui donner envie d’apprendre.
L’école doit aider à l’épanouissement de l’enfant : développer ses aptitudes et ses talents. C’est à l’école élémentaire que petit à petit l’enfant construit son esprit, qu’il acquiert cette volonté de réussir qui l’accompagnera tout au long de sa scolarité et l’aidera à rebondir au cours de sa vie.

Le fonctionnement de l'école élémentaire.

Le fonctionnement de l'école élémentaire. :

Dès 6 ans, l’instruction est obligatoire pour tous les enfants résidant sur le territoire français quelle que soit leur nationalité.

 

L’école élémentaire comporte cinq niveaux (CP, CE1, CE2, CM1 et CM2) répartis en deux cycles :
- le cycle des apprentissages fondamentaux : de la grande section de maternelle au CE1
- le cycle des approfondissements : du CE2 au CM2.
Les responsabilités sont partagées entre l’équipe pédagogique (classe, sécurité et hygiène pendant le temps scolaire, récréations, sorties scolaires) et la commune (infrastructures, fournitures, garderies, centre de loisirs, restauration).

Les décisions concernant la vie de l’école sont prises au sein de trois instances :
- Le Conseil d’école, où siègent les parents élus, les enseignants, le directeur ou la directrice de l’école, les représentants du maire ... Il délibère sur les activités périscolaires, la restauration, la sécurité et l’hygiène et de tous les problèmes qui concernent la vie de l’école. Il adopte le règlement intérieur de l’école et le projet d’école. Il se réunit une fois par trimestre.
- Le Conseil des maîtres, composé de tous les enseignants de l’école. Il discute de l’organisation du service. Il se réunit une fois par trimestre.
- Le Conseil des maîtres de cycle est composé de tous les enseignants d’un cycle. Il élabore le projet du cycle, et fait le point sur la progression des enfants dans l’acquisition des diverses compétences définies pour ce cycle. C’est lui qui formule les propositions concernant le passage des élèves d’un cycle à l’autre ou leur maintien dans le cycle.

La prolongation d’une année de la durée de présence d’un élève dans un cycle ne peut s’effectuer qu’en fin de cycle ( fin de CE1 et de CM2). La durée totale de la scolarité élémentaire qui est de 5 ans, ne peut être inférieure à 4 ans ni supérieure à 6 ans.
Chaque école doit élaborer un projet d’école qui concilie les besoins locaux et les objectifs des programmes nationaux. Ils sont orientés vers l’ouverture sur l’environnement et le respect des rythmes de l’enfant. Il revient aux parents, en conseil d’école, d’apporter leur concours à la formulation des besoins des enfants.

L’équipe pédagogique est constituée des enseignants (Professeurs d’école) : en principe, un enseignant par classe, des intervenants des réseaux d’aide spécialisés aux élèves en difficulté (RASED), les rééducateurs et les psychologues scolaires et des aides-éducateurs et du directeur de l’école (dans la plupart des écoles, il assure cette fonction en plus de sa fonction d’enseignant).

Droits des parents

Conformément à la Loi sur l’éducation du 10 juillet de 89, « … les parents d’élèves sont membres de la communauté éducative, leur participation à la vie scolaire et le dialogue avec les enseignants et les autres personnels sont assurés dans chaque école et dans chaque établissement. Les parents d’élèves participent par leurs représentants aux conseils d’école, aux conseils d’administration des établissements scolaires et aux conseils de classe … ».
C’est dans cette perspective que la FCPE a conçu et développé le concept de coéducation dans sa double dimension individuelle et collective. Ce concept est aujourd'hui repris par l’ensemble des partenaires du système éducatif.

 

La coéducation se définit comme une démarche d’éducation partagée entre les familles et l’école.
Elle envisage l’enfant comme un être global et recherche donc la complémentarité et la cohérence des attitudes éducatives à son égard : en ce sens, l’enfant se situe bien au centre du système éducatif.
Les parents sont les premiers acteurs de la coéducation.
Comme il est rappelé dans les nouveaux programmes pour l'école primaire : "…les enseignants partagent avec les parents l'éducation des enfants qui leur sont confiés. Cette situation impose confiance et information réciproques.
Il est important que l'école implique, fasse comprendre et justifie ses choix, qu'elle donne à voir et à comprendre ses façons de faire. Elle doit prendre le temps d'écouter chaque famille et lui rendre compte fidèlement des progrès ou des problèmes passagers rencontrés par son enfant. La qualité de cette relation est le socle de la nécessaire coéducation qu'école et famille ne doivent cesser de construire…".

Quand nous évoquons les droits des parents c'est bien cela dont il s'agit :
- droit de savoir, de comprendre ;
- droit de donner son point de vue directement ou par l'intermédiaire des représentants élus selon les cas ;
- droit de dénoncer éventuellement ce qui ne va pas ;
- droit d'être reconnu, respecté et ce, quel que soit son milieu social ;
- droit d'être aidé et soutenu.

Les droits ont pour corollaire des devoirs :
- celui de suivre la scolarité, de se rendre aux invitations de l'école, de répondre aux propositions de rencontres ;
- celui de collaborer avec l'école pour assurer la réussite scolaire de l'enfant.

Avoir la possibilité de rencontrer chaque éducateur

La FCPE depuis sa création agit pour faire reconnaître la place des parents dans l'école. Progressivement avec la création des conseils d'administration, des conseils d'école, des conseils de classe, les parents ont conquis le droit de participer.
La loi d'orientation pour l'éducation de 1989 marque une étape capitale. Les parents sont reconnus comme partenaires à part entière.

Toutefois, malgré la loi, malgré les décrets ou circulaires, l'institution scolaire a encore bien des difficultés à accepter que les parents, citoyens et usagers du service public, jouent pleinement leur rôle.

La FCPE informe, conseille, soutient les parents, les aide à faire respecter leurs droits tout en leur rappelant leurs devoirs

La participation et les instances de participation.

La participation et les instances de participation :

La participation est une revendication de la FCPE depuis son origine. Ses militants se sont toujours mobilisés pour que la présence des parents dans toutes les instances locales, départementales et nationales où on parle de l’Ecole, des enfants et des jeunes et où l’on gère l’Ecole soit effective.
Ce combat se résume en une définition sociale et humaniste de la participation : «Permettre aux parents de prendre leur part de responsabilité dans la décision, dans la détermination des finalités, voies, moyens et méthodes d’éducation ».

 

Les parents d’élèves élus siègent dans les différentes instances de concertation de l’Education nationale  En primaire  les représentants élus des parents siègent au conseil d’école (le conseil d’école donne son avis et présente toute suggestion sur le fonctionnement de l’école et sur toutes les questions intéressant la vie de l’école et de la communauté scolaire. Il donne son accord sur l’organisation d’activités complémentaires et statue sur le projet d‘école.)

Et au niveau national, ils sont membres du conseil supérieur de l’éducation. Ils sont également présents dans de nombreuses instances et participent à des réunions de concertation.

Les élections scolaires.

Les élections scolaires :

Les élections scolaires ont lieu en début de chaque année pour élire les parents qui siègeront au conseil d’école et au conseil d’administration.
Chaque parent est électeur et éligible sous réserve de ne pas s'être vu retirer l'autorité parentale. Il ne dispose que d'une voix quel que soit le nombre de ses enfants inscrits dans la même école.

Le médiateur.

Le médiateur. :

Le délégué parent FCPE avec le conseil local et l’appui logistique du conseil départemental FCPE a vocation à conseiller les parents et les soutenir dans toutes démarches administratives, en particulier s’il s’agit d’obtenir une information, ou de régler des litiges générés par le système éducatif.

 

Si un conflit oppose parents et administration, il existe plusieurs recours possibles dont les recours non contentieux et gracieux qui permettent en général d’aboutir à une solution satisfaisante.
Les recours non contentieux et gracieux sont : les recours amiables, les recours hiérarchiques et la médiation.

 

Le recours amiable consiste à s’adresser directement à l’auteur de la décision. S’il s’agit d’un malentendu ou de rectifier une erreur manifeste, un appel téléphonique ou un rendez-vous peuvent suffire. L’envoi d’un courrier appelle lui obligatoirement une réponse, il est plus ou moins formel selon s’il s’agit d’un courrier déposé au secrétariat de l’établissement, d’une télécopie ou d’un courrier électronique. Une lettre envoyée en recommandée avec accusé de réception donne un caractère plus officiel au recours.

Le recours hiérarchique doit être utilisé en cas d’échec du recours amiable. Il s’agit dans ce cas de s’adresser au supérieur hiérarchique (chef d’établissement, inspecteur d’académie, recteur) de l’auteur de la décision.

La médiation est saisie en cas d’échec des précédents recours. La saisine du médiateur académique (au rectorat) ou du médiateur de l’enseignement agricole permet de chercher une solution fondée sur le droit mais aussi l’équité. Il est possible également de saisir les délégués du médiateur de la République qui ont développé un rôle d’écoute, de conseil, de réorientation et d‘intervention. Proches des administrés, ils sont situés dans les préfectures mais aussi et de plus en plus dans les maisons de justice et du droit, les bureaux de Poste et les centres sociaux.

Le statut de délégué - parent.

Le statut de délégué-parent :

La FCPE revendique depuis longtemps un statut permettant aux parents élus ou délégués d’exercer pleinement leur rôle de partenaires au sein de la communauté éducative. Si quelques avancées ont été constatées (notamment le congé de représentation), la FCPE continue d’exiger pour tous les délégués parents quelque soit leur activité professionnelle :
- le droit de se libérer de son activité professionnelle pour exercer son mandat,
- une compensation financière des jours de travail non rémunérés,
- l’amélioration du remboursement des frais de transport et de séjour,
- le droit à la formation,
- la prise en charge d’une assurance complémentaire pour les risques liés à cette activité.

L'aide à la parentalité.

L'aide à la parentalité. :

Les Réseaux d’écoute, d’appui et d’accompagnement des parents (REAAP) visent à développer le partenariat et la complémentarité entre les différents services de l'Etat, les associations et les usagers, considérés comme acteurs. C’est pour conforter les parents dans leurs fonctions éducatives, que le gouvernement Jospin a créé les REAAP.

D'une école "sanctuaire", fermée sur elle-même, qui se protégeait de l'intrusion des parents, on est passé en quelques décennies à une école "ouverte" sur l'environnement et qui tente de faire des parents des partenaires privilégiés dans la lutte contre l'échec scolaire et la violence des jeunes.

La mise à l'écart des parents avait créé un tel fossé entre ceux qui savent et ceux qui sont considérés comme démissionnaires qu'il est apparu urgent de créer des liens entre les parents et l'institution.

Aujourd'hui le parent n'accepte pas les décisions sans comprendre. Il veut préserver son autorité parentale.

On sait aussi que la qualité des relations qu'entretiennent les personnels enseignants et les parents constitue un atout majeur pour la réussite des élèves. C'est pourquoi, depuis plusieurs années, des actions ont été menées par les différents ministères s'intéressant aux difficultés scolaires des jeunes et aux difficultés relationnelles des familles.

La FCPE s'est immédiatement inscrite dans le dispositif.

Non seulement les parents d'élèves FCPE ont leur place dans ce dispositif, mais ils en sont même les précurseurs, car depuis la création de notre fédération l'action majeure de celle-ci a été de créer un lien entre les parents et l'école.

Depuis toujours nos représentants ont pratiqué l'écoute et de l'accompagnement sans que cela soit explicité aussi clairement que dans la charte des Réseaux d'écoute d'appui et d'accompagnement aux parents

En cas de divorce ou de séparation.

En cas de divorce ou de séparation. :

Quelle que soit leur situation matrimoniale les parents conservent les mêmes devoirs et mêmes droits par rapport à leurs enfants.  La FCPE soutient tous ces parents qui ont encore des difficultés à faire valoir ces droits pourtant très clairement reconnus par la loi.

 

 

 

 

Pour les parents internautes :

 

FCPE Nationale : www.fcpe.asso.fr

 

FCPE Morbihan :  http://perso.wanadoo.fr/fcpe-56

 

Toute l'actualité pédagogique sur Internet : http://www.cafepedagogique.net